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jeudi 15 novembre 2007

Les gaufres "françaises"...

A Tokiwa, notre "depaato" (grand magasin) chéri, il y a ce petit café planqué au 3ème étage parmi les fringues de mémé, nommé "Le Tricolore" en français dans le texte (le français est très vendeur par ici!), qui propose des gaufres... pour tenir notre réputation de morphales testeuses, il fallait y passer !


Nathalie a testé et approuvé les gaufres au sucre avec sirop d'érable...




Tandis que je me suis lancée à l'aventure en prenant les gaufres au euh... thé vert.




Et du thé vert à foison : outre les carrés de gelée, la glace et le saupoudrage, l'intérieur même des gaufres est tout vert. De quoi donner des frissons à Nathalie, tellement fan de thé vert que la simple vue de la couleur lui donne la nausée...




....et bien c'était très bon figurez-vous, même si les gaufres manquent invariablement de sucre et de beurre comme toutes les pâtisseries ici... je crois que de retour en France le moindre beignet nature me paraîtra divin Image Hosted by ImageShack.us

Et rien à dire sur le service, dans ce café comme ailleurs, entre la préparation remarquable, les verres d'eau servis à table et la politesse des serveurs, le Japon c'est quand même la grande classe Image Hosted by ImageShack.us

samedi 10 novembre 2007

Tenku Festival !




Le Tenku Festival (Tenkusai) est l'évènement majeur de l'automne à APU. Comme toujours le principe est simple : des groupes amateurs qui défilent sur deux scènes (j'insiste sur amateurs...), des dizaines de stands de bouffe, et des attractions diverses genre une maison hantée ou des animations pour enfants (le festival est ouvert à tous), tout ça sur le campus.

Evidemment, flairant là une bonne occasion de rencontrer de beaux japonais discuter avec plein de gens, Nathalie et moi y avons activement participé (on y a passé pas loin de 9 heures en 2 jours...), et comme ça dès le samedi matin on était au taquet à 10h. Et ça commençait très fort.

A peine 10h passées, et alors que les stands n'étaient même pas tous montés, le chanteur du premier groupe a ressenti le besoin de faire monter l'ambiance qui il est vrai n'atteint pas des sommets à cette heure-ci un samedi matin de façon générale. Qu'importe, notre japonais est taré brave et relève le défi.




Bon on rigole certes mais fallait oser, le paradoxe des japonais si timides en privé et complètement tarés sur scène nous étonnera toujours.
En parlant de scène, je vous laisse admirer le décor de celle-ci, kawaii-vomi comme toujours...



Après cette introduction, il s'est mis à chanter et comme on était pas encore assez échauffées pour supporter apprécier les performances des groupes amateurs d'APU, nous sommes parties faire un tour des stands.



Ceux-ci nous proposaient différents plats plus ou moins locaux et souvent bons, même si malheureusement le stand de Nihongonet pour lequel nous avions si activement travaillé proposait des sucreries japonaises.... ignobles.




Certes je parle pour moi, mais imaginez une espèce de gelée pas sucrée du tout et très consistante avec du sésame saupoudré dessus. On en viendrait à vouloir rajouter du sésame pour saler le truc juste pour l'avaler plus facilement, et pourtant le sésame j'aime pas ça. Mais qu'importe, le chanteur fou m'a montré la voie du dépassement de soi (hum...), et j'ai réussi à avaler le truc entier genre je suis une vraie japonaise. Merci beaucoup mec, grâce à toi j'ai eu une brique dans l'estomac toute la journée ! Image Hosted by ImageShack.us


Ensuite sur scène, place à l'orchestre d'APU en tenue grande classe très appropriée.




Les pauvres ont tout eu : le vent qui faisaient tomber leurs pupitres et voler leurs partitions, les micros qui ne marchaient pas et un ingénieur du son au rabais. Peu importe, ils se sont plutôt bien débrouillés malgré tout...



Nous partons ensuite faire un tour à l'intérieur des bâtiments, où nous tombons sur des animations du genre faire des trucs en ballons, et finalement nous nous rendons dans l'Attraction du festival : la maison hantée.




Le concept était tout simplement génial : sur 2 étages d'un bâtiment de cours, on ferme les volets électriques (très opaques!) des salles et on fait un parcours à l'intérieur de celles-ci, avec une déco et des acteurs particulièrement ignobles... dans le noir quasi-total!





Il s'agit en fait d'une quête où il faut trouver les 4 tampons pour valider la feuille. Je vous dis pas l'angoisse quand on passe dans des salles où tout est très convaincant, notamment celle où une Sadako plus vraie que nature rampait doucement vers moi, une horreur. Au passage je remercie Nathalie pour ses encouragements version je-te-pousse-dans-le-tas-et-je-me-cache-derrière-toi! Ce qui ne l'a pas empêchée de se faire attraper les jambes par un truc glauque :-p


Et outre l'intérieur des salles, je vous assure qu'on ne reconnaît pas les couloirs dans lesquels on passe quotidiennement quand il y a du sang partout, un cadavre dans l'ascenseur et des têtes pendues à la sortie de celui-ci... et quand on va aux toilettes...



...et bien c'est charmant ! Sans doute beaucoup moins impressionant avec le flash mais avec la lumière glauque je vous garantis qu'il y avait de quoi flipper...

Et une fois enfin sorties de là, nous trouvons un jeune japonais (oui oui c'est un mâle :-p) qui nous donne le "mot qui résume tout" concernant ses pairs :



On ira pas plus loin dans le détail hein, on postera juste quelques photos pour que vous voyiez enfin à quoi ressemblent les gens de notre campus (ce ne sont pas forcément mes préférences hein... :-p)





La pauvre Nathalie est sur les photos pour faire couverture :-p
Vous noterez les styles vestimentaires particuliers du coin... et ce ne sont pas les pires loin de là...

Bref, le lendemain, au tour de notre pote Masakazu de présenter les groupes, avec son ami déguisé en geisha (oui lui aussi c'est un gars...) :




Eux nous présenteront un des meilleurs groupes du week-end, et un des pires...


Grosse surprise pour Nathalie et moi, ce gars que l'on voit traîner tous les soirs en pyjama dans le hall de la résidence est en fait un (BON) chanteur très populaire à APU. Chapeau pour leur groupe, on ne s'attendait pas à leur niveau !

En revanche, un Nirvana très approximatif avec un pogo japonais sur fond de décor rose, diantre. On a failli s'étouffer, d'autant qu'on en connaît 2-3 dans la masse et que ça casse leur mythe Image Hosted by ImageShack.us



Hum...voilà. Et ce qui est super ici, c'est que les gens sont très bon public et même le truc le pire du monde (et durant ces 2 jours il y en a eu du potentiel en la matière!) ne se ferait pas huer. Pour ce groupe-là, dont vous ne voyez pas le pire, les seuls à rire étaient les occidentaux, le reste suivait avec attention, dansaient même, il s nous feraient presque nous sentir débiles de nous moquer ! Et sans doute l'étions-nous... :-p

Pour ne pas finir sur ça malgré tout, voici 2 danseurs très balèzes qui nous ont franchement impressionnées, pour dire qu'on n'a pas fait que se moquer tout le long du festival, mais plutôt qu'on en a bien profité !





Le week-end s'est fini sur un spectacle de tambour et un défilé de mode, avant le feu d'artifice final qui a failli nous étrangler puisqu'il était accompagné de pom-pom girls.... et boys. Il n'y avait pas assez de lumière pour immortaliser ça, mais je peux vous dire que des garçons (:-p) qui bougent leur derrière et leurs pompons, c'est dangereux pour nos zygomatiques Image Hosted by ImageShack.us

Par contre on aurait bien aimé avoir un jour de congé après ça, parce que même en tant que visiteurs on en pouvait plus, alors je vous dis pas l'état lundi matin de tous les étudiants qui avaient passé 2 jours à tenir les stands ou à chanter.... et oui, faut bien un revers à la médaille ! Image Hosted by ImageShack.us


samedi 6 octobre 2007

Deuxième soirée folle à Ooita !

Vous vous en doutez, après la soirée du samedi précédent, impossible de ne pas retourner à Ooita samedi dernier. Et en effet, on aurait eu tort de louper ça...

Après un voyage sans encombre (on va pas se planter alors que c'est la troisième fois qu'on y va!), nous décidons de manger dans un restaurant-type, genre pas très accueillant de l'extérieur et reconnaissable aux drapeaux (je connais pas le terme japonais...) devant l'entrée.



Comme l'atteste la tête de Nathalie, on est vite paniquées (= fou rire) à la vue de la carte, qui se trouve être le petit papier sur la table sur la photo. On s'y attendait mais ça fait quand même son petit effet de commander au hasard!!

Mais on a plutôt de la chance, parce que voilà ce qu'on nous apporte :



Ouf, rien de dangereux ou de très louche, point de chien, de poulpe ou de limaces, juste des concombres, de la mayo, des haricots sucrés et surtout de très bons morceaux de poulet... on l'a échappée belle !
De plus, à la vue de ce gros menu, on a eu assez peur de la note finale comme les prix ne sont pas indiqués, pour s'en tirer au final avec 1400 yens, ce qui équivaut à une dizaine d'euros - pour deux. Qui a dit que le Japon était cher décidément!

Après le restaurant, n'ayant pas de projet précis en tête (comment ça on est juste venues pour draguer? :-p), nous nous dirigeons vers un game center (évidemment), où... et bien c'est une catastrophe.





Non, Nathalie n'a toujours pas le truc avec les jeux... et moi non plus.



Oui, le but est bien ici d'attraper les balles dans la soufflerie et de les mettre dans la bouche du cochon. Et bien croyez-moi, c'est pas facile, ça pète le bras et surtout on n'a pas l'air débile du tout.... mais peu importe, le ridicule ne tue pas dans ce pays, c'est notre grande leçon :-p

Durant tout ce temps, qui inclut des essais de plus en plus infructeux de pinces à peluches, nous admirions l'habileté de deux jeunes japonais qui ont réussi à choper deux grosses peluches Winnie et Snoopy (le ridicule ne tue pas), avec une technique parfaite. Vous pouvez imaginer qu'on avait d'autant plus honte de nos talents....

...mais non il ne fallait pas ! Une fois de plus, le ridicule ne tue pas et à même plutôt tendance à charmer, puisque quelques minutes plus tard...



... constantant notre lamentable niveau, et sans doute pour draguer un peu, lesdits jeunes sont venus nous OFFRIR les peluches qu'ils ont durement gagné ! Si c'est pas mignon... (je dis ça assez froidement pour éviter de laisser penser qu'on était complètement hystériques façon début de collège, parce que ce n'était évidemment pas le cas.....................)
Je précise qu'ils ne nous ont rien demandé en retour et sont juste repartis, c'est la galanterie façon japonaise (la timidité façon japonaise surtout)...

Bref, pas du tout honteuses de se promener avec ça dans les bras (on dirait même que c'est à la mode parce qu'on avait beaucoup de succès... LE RIDICULE NE TUE PAS j'ai dit), nous entrons avec beaucoup d'hésitation dans un bar puisqu'il se trouve au 3ème étage d'un immeuble. Et oui, je vous avais déjà parlé des escaliers qui donnent directement sur la rue, et bien il existe comme ça des immeubles entiers uniquement commerciaux (comme des galeries marchandes en quelque sorte, à part que ça fait vraiment immeuble d'habitation), où se trouvent les bars, quelque part au fond des couloirs peu éclairés. Oui, il faut oser y aller, mais une fois là-bas c'est plutôt sympa.



J'ai été mauvaise langue tout à l'heure avec Nathalie, elle n'a pas été tout à fait bredouille : sur la table, vous pouvez voir les boules de poils ridicules qu'elle a réussi à choper... d'ailleurs elle n'en a chopé que 2, le reste ayant été abandonné sur place par les précédents joueurs qui trouvaient sans doute ça trop laid. Mais nous on s'en contente, c'est déjà bien.

Pour ceux qui se demandent, oui les bars japonais sont pareils que chez nous, on y trouve des trucs aussi exotiques que la Zima ou la Smirnoff Ice, à peu près au même prix qu'en France (ou un peu moins). En revanche on y met beaucoup en avant la bière japonaise, Asahi notamment, c'est normal après tout.

Je pars ensuite pour une excursion aux toilettes, et ô joie, ce sont des super-toilettes !!



Mes rudiments de japonais me permettent de lire les boutons (heureusement que ce ne sont que des mots anglais), de gauche à droite, "stop", "douche", "charme", qui ne sert non pas à vous faire des cochonneries mais à parfumer délicatement la pièce au cas où, et "séchage".



Evidemment j'ai voulu tester ces fonctions, et évidemment ça a mal tourné. Je vous passe les détails, mais je suis sortie de là la robe trempée, heureusement que ça ne se voyait pas (oui je ne maîtrisais clairement pas la fonction "douche")...

Mais les toilettes elles-mêmes, ça ne fait pas tout le charme du truc : des tampons, des serviettes, tout est à disposition, même des cotons de maquillage !












Classieux, non?

Après le bar, nous avons tourné en ville un bon moment, beaucoup ri, été accostées par pas mal de gens (fichue barrière de la langue...), puis nous sommes finalement allées nous asseoir sur l'esplanade de la fontaine dans laquelle les japonais marchaient la semaine dernière. J'ai essayé de prendre une photo, mais comme je l'expliquais les rues et donc les places sont très peu éclairées ici, donc on ne voit pas grand-chose, sinon les arches autour de la place et le passage sur l'eau. C'est juste pour donner un ordre d'idée.



De là, on a fini la soirée en profitant d'une vue particulièrement bonne sur la place, ce qui nous a permis de rire encore un bon moment à la vue de jeunes japonais très nettement inspirés par X-Japan au niveau des coupes de cheveux...

Nous avons par contre eu notre premier problème majeur au retour : le premier train n'étant qu'à 4h du matin, on a pris un taxi pour rentrer à l'université, qui devait nous coûter 5000 yens (30 euros) puisqu'il fallait bien 25 minutes de route. Malheureusement, le taxi étant de Ooita, il ne connaissait pas la localisation exacte de l'université, et en plus il a fallu que ce soit le soir où la brume recouvrait la montagne. On a donc pas pu reconnaître l'entrée de l'université, d'autant que comme le taxi suivait les panneaux au lieu de prendre notre raccourci habituel, on ne connaissait même pas la route...

Bref on s'est joliment perdus, en faisant peut-être 15 kilomètres de trop sur la montagne dans le brouillard! L'expérience aurait pu être drôle mais elle a surtout été frustrante puisqu'elle nous a montré à quel point on était pas douées en japonais : on ne pouvait pas guider le chauffeur, lui donner de directions ou même lui dire de faire demi-tour... et ça aurait pu être dramatique pour notre porte-monnaie, s'il n'avait pas été fair-play en ne nous demandant que 6000 yens au lieu de 5000 pour l'intégralité de la course (qui a quasiment pris une heure du coup). Ouf c'est déjà ça, mais ça nous a convaincus de demander à l'ISC d'accepter qu'on prenne des cours de japonais pour éviter des situations semblables...

Enfin, nous sommes finalement arrivées, chargées de nos peluches, pour nous coucher tout de suite en prévision du barbecue du lendemain. Quelle soirée !

dimanche 30 septembre 2007

Journée à Ooita

Après notre folle soirée là-bas, l'exploration diurne de Ooita s'imposait. Nous y sommes donc parties (Nathalie et moi, toujours unies dans l'épreuve...) mercredi, après l'enregistrement de nos cours.

Grâce à notre expérience précédente, nous n'avons aucun problème à prendre le train (c'est pas bien compliqué finalement), et une fois sur place c'est parti pour un tour. Nous revenons d'abord sur les lieux de notre spectaculaire agression par des japonais, sous la galerie (cf encore l'article sur notre folle soirée).



La galerie a beau être un peu plus glauque la nuit, on voit bien qu'il n'y avait pas franchement de quoi s'inquiéter...

Nous passons ensuite devant (et très vite dans) un magasin de mangas, délice s'il en est puisqu'il s'y trouve (on peut s'en douter) tout plein de tomes pas sortis en France de tout plein de séries, et c'est un régal.



Vous me direz qu'ils sont en japonais, je vous répondrai et alors, c'est pour le plaisir de les voir :-p
A noter aussi les multiples figurines proposées à 300 yens (1,80€ à peu près), qui se vendent entre 5 et 10€ en France. J'adore.

Et on tourne en ville, tranquillement... remarquez le parking vertical pour économiser de la place, très japonais tout ça !





















On profite du soleil pour dépasser le "quartier du samedi soir" et nous partons pour un coin plus traditionnel...




...jusqu'au temple de Ooita, qui est splendide à voir, mais ce que vous n'avez pas, c'est l'odeur de gingko qui gâche tout (pour ceux qui ne savent pas, le gingko sent le vomi) :-p




C'est assez bizarre de trouver un endroit si calme au milieu de la civilisation moderne, en pleine ville...














































Au retour, nous passons par une galerie marchande et je me dois de vous prouver mes dires quant à mon agenda !

Et oui, l'étal est le même qu'à l'université où j'ai acheté le mien... voici les agendas 2007-2008 pour étudiants :




Voyez, c'est du sérieux mon Bambi...

Pour finir la journée en beauté, nous ne résistons pas à entrer dans une immense salle d'arcade, comme c'est devenu notre activité principale en-dehors d'APU. Je tiens à signaler que nous avons terminé House of the Dead 4, et ça c'est la classe, vous en conviendrez... ça devait être un beau spectacle, deux filles occidentales dégommant des zombies avec de gros flingues bien virils. Aïe aïe.

Mais n'ayez crainte, l'esprit kawaii-vomi nous est heureusement (?) vite revenu, j'en veux pour preuve l'objet du désir de Nathalie, en vidéo ci-dessous. Attention aux oreilles, vous avez déjà vu des photos de ce type d'endroit, mais le son est à la hauteur de l'image.




Rassurez-vous, elle ne l'a pas eu, l'honneur est sauf. Mais craignons le jour où on aura chopé la technique.